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Jeux de lumières dans les collections des musées de Montbéliard

Jan Rutgers VAN NIWAEL Le beau Narcisse, 1640, Huile sur toile, 137 x 165 cm, Photo : P. Guenat

Jeux de lumières dans les collections des Musées de Montbéliard
À partir du 27 janvier 2018
Musée du château des ducs de Wurtemberg

Puisant dans les collections, ce nouvel accrochage met en regard œuvres patrimoniales et contemporaines sur le thème de la lumière, à travers peintures, estampes, photographies, livres ou objets, du 17e au 20e siècle. La lumière est à la fois matériau, couleur, motif, effet ou symbole, se révélant dans des jeux subtils d’ombres, d’éclairage ou de clair-obscur.

La lumière permet aux artistes de créer l'illusion du réel. Avec les ombres, elle construit les volumes, les formes ou les couleurs de l'objet représenté. Diffuse ou dirigée, naturelle ou artificielle, elle rend visible le sujet et participe à sa mise en scène. Dans les contrastes d’un clair-obscur, elle révèle les matières et dramatise l’instant. C’est un puissant outil narratif pour dynamiser une action, suggérer une atmosphère, aiguiller le regard sur un détail. Un astre, une fenêtre, un puits de clarté dans une forêt, l’écume blanche d’un ruisseau : la lumière est à la fois motif et source de luminosité dans la composition. Elle symbolise aussi volontiers la grandeur de la nature ou une puissance supérieure. Les jeux de lumières sont d'une richesse infinie.
Les paysages, scènes de genre, sujets mythologiques ou religieux rassemblés ici illustrent ces possibilités expressives. La Veillée*, tableau peint en 1886 par Charles Weisser, introduit le parcours, avec le geste figé et mystérieux d’une femme saisie par la lueur d'une chandelle. Un tisserand affairé dans l'ombre de son atelier convoque lui aussi le clair-obscur, tandis que résonne plus loin le crépitement des flammes.
Un ciel orageux, l'obscurité de la nuit, la clarté de la lune inspirent des compositions tant abstraites que figuratives, propices à de multiples effets lumineux. Une profusion d'auréoles et de rayons, une nuée d’anges ou l’éclat de l’or matérialisent la lumière divine. Dans l'esprit des Lumières du 18e siècle, elle devient aussi métaphore de la vérité et de l'accès aux connaissances. Enfin, la lumière s'épanouit naturellement dans l'art du paysage : soumis au temps et aux saisons, feuillages, rochers, ruisseaux, édifices sont traduits par une infinité de teintes, d'aspérités, de transparences ou de reflets.
Œuvres d’Édouard Bertin,  Paul Alfred Colin, Henri Decaisne, René Duvillier, Éric Fonteneau, David Hockney, Marcel Ordinaire, Niwael Jan Rutgers, Louis Simon Tiersonnier, Gérard Traquandi, Charles Weisser…

*Suite au don de la Société d’Émulation de Montbéliard à l’automne 2017, La Veillée de Charles Weisser vient enrichir les collections des musées de Montbéliard et constitue le point de départ de cet accrochage.

Les rendez-vous autour de l'accrochage

A corps majeurs, le corps dans les collections des musées de Montbéliard

Buste anthropologique de Shon-Ta-Yi-Ga, Moulage en plâtre, Collection Musées de Montbéliard, Photo : Pierre Guenat

Du 21 octobre 2017 au 4 mars 2018
Musée du château des ducs de Wurtemberg

Au croisement des sciences naturelles, de l’ethnologie et des beaux-arts, l’accrochage « À corps majeurs » interroge le corps et ses représentations. Manuels de médecine, fragments de statues archéologiques, typologies faciales, photographies sur le mouvement de Étienne Oehmichen, esquisses de nus et autres curieux objets révèlent de multiples regards ou postures, visions intérieures ou extérieures, anatomies ou profils, confrontant les échelles de représentation. De l’Antiquité à nos jours, « À corps majeurs » explore les collections des Musées de Montbéliard sous le signe d’une histoire corporelle.

L'exposition en images

Les rendez-vous autour de l'exposition
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